Newsletter mensuelle (Édition d'août 2026)
2026/8/6
【Newsletter mensuelle de l’Ambassade du Japon, l’édition d’août publiée le 6 août 2026】
◆ Table des matières ◆
1 Message de l’Ambassadeur AKAMATSU Takeshi
2 Contribution
3 Activités de l’Ambassade
***********************
1 Message de l’Ambassadeur AKAMATSU Takeshi
À tous ceux qui lisent la newsletter de l'ambassade du Japon au Sénégal,
Au moment même où je commençais à rédiger cette newsletter, j’ai appris qu’un violent séisme venait de frapper Kumamoto, au Japon.
Dix ans après le séisme de 2016 à Kumamoto, je suis à la fois surpris qu’un tremblement de terre d’une telle ampleur ait de nouveau frappé la région et profondément inquiet quant à la situation dans les zones sinistrées. Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes et à adresser mes pensées à toutes les personnes touchées par cette catastrophe. Je prie de tout cœur pour que la vie reprenne son cours normal le plus vite possible et que les travaux de remise en état et de reconstruction avancent dans les zones sinistrées.
Dans la newsletter du mois dernier, le Conseiller M. HATTA, Chef de mission adjoint, vous a présenté la situation au Sénégal au mois de juin. À partir de ce mois-ci, il me revient de reprendre le relais.
Fin mai, je suis rentré temporairement au Japon pour assister à la réunion des Ambassadeurs du Japon en Afrique qui s’est tenue à Tokyo, puis j’ai pris quelques jours de congé que j’ai passés au Japon. J’ai eu l’heureuse surprise de retrouver par hasard des amis connus lors de mes précédentes affectations, qui séjournaient justement au Japon, et de croiser au coin d’une rue un ancien collègue que je n’avais pas revu depuis plus de dix ans. Par ailleurs, j’ai également rencontré de nombreuses personnes dans le cadre de mon travail.
J’ai notamment pu recueillir de nombreux avis sur les affaires en Afrique et au Sénégal auprès de représentants d’entreprises japonaises, non seulement lors de la Conférence des ambassadeurs, mais aussi à l’occasion de la réception organisée par l’Association pour le développement de l’Afrique et de la « Rencontre informelle avec les ambassadeurs » organisée par l’Association africaine. Je tiens à profiter de cette occasion pour remercier une nouvelle fois toutes les personnes qui m’ont consacré un peu de leur temps malgré leur emploi du temps chargé.
Il m’arrive parfois d’entendre des représentants d’entreprises japonaises en visite au Sénégal dire : « Nous nous intéressons à l’Afrique et au Sénégal, mais nous ne savons pas concrètement par où commencer. » En revanche, au cours des entretiens que j’ai menés cette fois-ci au Japon, j’ai pu constater à nouveau que de nombreuses entreprises s’intéressent au marché d’Afrique de l’Ouest, y compris le Sénégal, et explorent des pistes concrètes.
Par ailleurs, lors de ma visite à l’Université des études étrangères de Tokyo (TUFS), j’ai échangé avec des enseignants sur les études africaines et participé à une table ronde sur les perspectives d’avenir et les carrières avec des étudiants souhaitant travailler sur la scène internationale, notamment dans les domaines de la diplomatie, de la coopération internationale et au sein d’organisations internationales. En discutant avec ces jeunes, je me suis souvenu de l’époque où j’étais moi-même étudiant, ainsi que de mes débuts en tant que diplomate.
Puis, en juillet, je suis retourné à Dakar après une absence d’environ un mois.
Après avoir discuté avec de nombreux représentants d’entreprises japonaises, je ne pouvais pas me contenter de conclure qu’il s’agissait simplement d’« échanges de vues fructueux ». Dès mon retour, j’ai aussitôt ouvert des discussions avec les institutions sénégalaises en charge des investissements et de l’implantation d’entreprises, notamment le FONSIS (Fonds sénégalais d’investissement stratégique) et l’APIX (Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux).
Quelles sont les conditions nécessaires à l’implantation d’entreprises japonaises ? Dans quels secteurs existe-t-il un potentiel commercial ? Comment trouver des partenaires locaux ? Et quel type de soutien la partie sénégalaise peut-elle apporter ? Nous souhaitons échanger nos points de vue sur ces questions concrètes, transmettre à la partie sénégalaise les intérêts et les préoccupations des entreprises japonaises, tout en faisant connaître au Japon les projets et les opportunités d’investissement sénégalais.
Dans ce cadre, nous souhaitons organiser prochainement une rencontre pour permettre un dialogue direct entre les institutions sénégalaises concernées et les entreprises japonaises présentes dans la région. Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n’hésitez pas à en faire part à l’ambassade.
Par ailleurs, la situation politique au Sénégal a considérablement évolué pendant mon séjour au Japon. Et en juillet, ces changements semblent avoir franchi une nouvelle étape.
En mai, le président a limogé le Premier ministre, puis, en juin, un nouveau gouvernement a été formé sous la direction du nouveau Premier ministre. Par la suite, M. Sonko a pris ses fonctions de président de l’Assemblée nationale. Ces deux hommes, qui formaient autrefois un tandem président-Premier ministre, sont désormais devenus des rivaux politiques, et leur opposition semble s’accentuer, comme en témoignent notamment les manœuvres autour du projet de révision constitutionnelle. De plus, avec la création d’un nouveau parti par le président, cette nouvelle donne politique a désormais franchi un point de non-retour.
Il y a à peine deux ans, lors de l’élection présidentielle, le slogan « Diomaye mooy Sonko (Diomaye, c’est Sonko ; Sonko, c’est Diomaye) » symbolisait l’union entre les deux hommes. À la lumière de l’évolution de leur relation, on ne peut s’empêcher de constater que la politique sénégalaise se trouve à un tournant majeur.
Cela dit, ce qui préoccupe le plus les citoyens, ce n’est pas tant les recompositions politique en soi que les problèmes directement liés à leur vie quotidienne : comment garantir l’emploi dans un contexte budgétaire difficile, comment maîtriser la hausse des prix, et comment améliorer l’éducation et les soins de santé ? Nous continuerons à suivre avec attention les réponses que le gouvernement et l’Assemblée nationale apporteront à ces défis dans le cadre de ce nouveau paysage politique.
Sur le plan diplomatique, des évolutions notables ont également eu lieu.
L’une d’entre elles est la candidature de l’ancien président au poste de secrétaire général des Nations unies. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement actuel n’a cessé de critiquer sévèrement la gestion budgétaire de l’administration précédente. C’est pourquoi, indépendamment de l’évaluation de sa gestion sur le plan politique national, le fait que le Sénégal ait infléchi sa position habituelle pour manifester son soutien au candidat mérite d’être souligné. Toutefois, peu après, un deuxième candidat africain s’est présenté, ce qui complexifie encore davantage la configuration autour de cette élection.
Par ailleurs, dans un contexte d’évolution de la situation régionale en Afrique de l’Ouest, il convient également de noter que le Sénégal mène une diplomatie active tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région, notamment dans ses relations avec la Gambie, son voisin, et dans le cadre de sa présidence de la CEDEAO. Le Sénégal, qui a toujours fait de la stabilité politique et du dialogue ses atouts diplomatiques, jouera-t-il un rôle particulier dans la région ? Le Japon entend suivre de près l’évolution de la situation.
Le 23 juillet, nous avons par ailleurs organisé une réception à la résidence du japon en l’honneur des Volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV).
Le JOCV jouit d’une longue histoire dans le cadre de la coopération entre le Japon et le Sénégal ; ses membres mènent des activités de terrain dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et le développement local, tout en partageant le quotidien des Sénégalais. Nous présentons parfois ces activités sur les réseaux sociaux de l’ambassade, mais cette fois-ci, nous avons pu écouter directement les volontaires en mission nous parler de leur travail et de leur vie sur leurs lieux d’affectation respectifs.
Lorsque l’on travaille à l’ambassade, les entretiens avec les responsables gouvernementaux et les discussions sur les politiques occupent inévitablement une place centrale. Les récits des volontaires, qui vivent réellement en province et côtoient quotidiennement la population locale, nous permettent de découvrir une autre facette du Sénégal. La coopération intergouvernementale et les relations commerciales entre entreprises sont certes importantes, mais je pense que ce sont ces liens de confiance tissés entre les individus qui soutiennent à long terme les relations entre le Japon et le Sénégal.
Au cours du dernier mois, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec des représentants d’entreprises et des étudiants au Japon, puis, de retour à Dakar, avec des représentants du gouvernement sénégalais, des acteurs économiques et des volontaires actifs sur le terrain dans différentes régions. Transmettre au Sénégal les messages recueillis au Japon, et relayer au Japon ceux entendus au Sénégal. Je constate une fois de plus que ce travail de médiation, mené avec constance, constitue l’un des rôles essentiels de l’ambassade.
Nous sommes désormais en août, et la saison des pluies bat son plein à Dakar. C’est également la période des vacances d’été au Japon. Je suppose que vous êtes nombreux à rentrer temporairement au Japon ou à voyager au Sénégal, dans les pays voisins ou en Europe. Avant de partir, veuillez-vous renseigner sur la sécurité, les conditions de circulation et les risques sanitaires de votre destination. Prenez bien soin de votre sécurité et de votre santé, et passez un agréable séjour.
Je vous souhaite à toutes et à tous de passer un été sûr et enrichissant.
À bientôt, le mois prochain.
Ambassadeur du Japon au Sénégal
AKAMATSU Takeshi
2 Contribution – M. KIMIJIMA Takashi, Expert de la JICA dans le domaine de l’agriculture, Président et Directeur Représentant de RECS International Inc. –
Tambacounda est une ville de province située à environ 400 km à l'est-sud-est de Dakar. Depuis 2022, je m’y suis installé pour travailler en tant qu’expert dans le cadre d’un projet de coopération technique visant à promouvoir la riziculture pluviale (dépendante des précipitations) dans les cinq départements du sud-est et de la région de la Casamance. Je vous propose de découvrir ici Tambacounda et la vie quotidienne sur place.
Au Sénégal, Tambacounda est synonyme de « région chaude ». De fin mars à juin, le climat est sec et les journées à plus de 40 °C se succèdent. Bien que notre bureau soit équipé de la climatisation, à cette période de l’année, dès l’après-midi, la chaleur extérieure pénètre à l’intérieur par les murs et les fenêtres, de sorte que même lorsque la climatisation fonctionne, toute la pièce finit par se réchauffer. Cette chaleur avoisinant les 40 °C persiste jusque tard dans la nuit. De plus, à cette période, les robinets ne fournissent que de l’eau chaude.
D’autre part, Tambacounda est traversée par trois routes nationales, ce qui en fait un carrefour routier majeur. En particulier, la route nationale n°1, qui relie Dakar au Mali voisin, constitue une artère logistique essentielle ; chaque jour, des camions-citernes et des poids lourds y circulent pour transporter du carburant et des matériaux de construction. Cette route revêt également une grande importance pour les habitants de Tambacounda : outre les voitures, les bus, les taxis et les motos, elle est empruntée par des calèches et des charrettes tirées par des ânes. Le spectacle de ces gros camions chargés à ras bord croisant de petites calèches donne l’impression que deux mondes parallèles se côtoient.
Le long de la route nationale, on trouve de nombreux commerces, stations-service, hôtels et restaurants, mais aussi des lieux de rassemblement pour les conducteurs de motos-taxis, des étals de fruits au bord de la route, des parkings pour poids lourds longue distance et des ateliers de réparation de pneus ; toutefois, dès que l’on s’enfonce un peu dans les ruelles, on découvre des quartiers résidentiels et des lotissements qui s’étendent à perte de vue. De nombreuses maisons ont été construites dans ces lotissements au cours des quatre dernières années. On perçoit ainsi la rapidité avec laquelle la ville se développe. De plus, des champs s’étendent aux alentours.
En semaine, je parcours régulièrement les cinq départements de la région concernée afin d’inspecter la croissance des rizières et les travaux agricoles, et de conseiller les agents de vulgarisation et les agriculteurs si nécessaire. Je me déplace en voiture ; la distance parcourue s’élève à environ 1 500 km en deux semaines, ce qui est assez éprouvant, mais le week-end, je retourne à Tambacounda, où se trouve mon bureau, pour me reposer. Le week-end, je me promène souvent dans les champs. Entre les parcelles, des petits sentiers (chemins agricoles) empruntés par les charrettes, le bétail et les agriculteurs sillonnent le paysage. Là, je peux observer la croissance des cultures, croiser des troupeaux de vaches en pâturage, des volées de pintades sauvages, des oiseaux rares à la recherche d’un lieu où passer la nuit, et admirer le soleil se coucher à l’horizon. Il m'arrive aussi de croiser des agriculteurs ou des groupes de jeunes qui travaillent aux champs. Comme il n’y a pratiquement jamais d’étrangers qui se promènent dans ces endroits, il m’arrive souvent d'être interpellé par simple curiosité : « D’où venez-vous ? », « Où allez-vous ? », « Montez sur la charrette, je vous emmène jusqu’à votre destination. » Ces promenades le long des chemins agricoles, source de nouvelles découvertes et de rencontres, sont pour moi indispensables pour rester en bonne santé et me changer les idées.


3 Activités et annonces de l’Ambassade du Japon
○ Lancement du projet CRAFT financé par le Gouvernement du Japon auprès du PAM pour l’exercice 2025
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01972.html
〇Projection du film japonais « Shodo Girls!! » et atelier de calligraphie
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01976.html
〇Ouverture des inscriptions pour le JLPT
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01974.html
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○Liens de l’Ambassade du Japon
Site web( https://www.sn.emb-japan.go.jp/itprtop_ja/index.html )
X ( https://twitter.com/JapanEmbSenegal )
Facebook ( https://www.facebook.com/profile.php?id=100078921276471 )
Instagram ( https://www.instagram.com/japanembsenegal/ )
○Publication:Ambassade du Japon au Sénégal
Ambassade du Japon au Sénégal
Boulevard Martin Luther King, Dakar, Sénégal (B.P. 3140)
TEL :(+221)33.849.55.00
FAX :(+221) 33.849.55.55
◆ Table des matières ◆
1 Message de l’Ambassadeur AKAMATSU Takeshi
2 Contribution
3 Activités de l’Ambassade
***********************
1 Message de l’Ambassadeur AKAMATSU Takeshi
À tous ceux qui lisent la newsletter de l'ambassade du Japon au Sénégal,
Au moment même où je commençais à rédiger cette newsletter, j’ai appris qu’un violent séisme venait de frapper Kumamoto, au Japon.
Dix ans après le séisme de 2016 à Kumamoto, je suis à la fois surpris qu’un tremblement de terre d’une telle ampleur ait de nouveau frappé la région et profondément inquiet quant à la situation dans les zones sinistrées. Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes et à adresser mes pensées à toutes les personnes touchées par cette catastrophe. Je prie de tout cœur pour que la vie reprenne son cours normal le plus vite possible et que les travaux de remise en état et de reconstruction avancent dans les zones sinistrées.
Dans la newsletter du mois dernier, le Conseiller M. HATTA, Chef de mission adjoint, vous a présenté la situation au Sénégal au mois de juin. À partir de ce mois-ci, il me revient de reprendre le relais.
Fin mai, je suis rentré temporairement au Japon pour assister à la réunion des Ambassadeurs du Japon en Afrique qui s’est tenue à Tokyo, puis j’ai pris quelques jours de congé que j’ai passés au Japon. J’ai eu l’heureuse surprise de retrouver par hasard des amis connus lors de mes précédentes affectations, qui séjournaient justement au Japon, et de croiser au coin d’une rue un ancien collègue que je n’avais pas revu depuis plus de dix ans. Par ailleurs, j’ai également rencontré de nombreuses personnes dans le cadre de mon travail.
J’ai notamment pu recueillir de nombreux avis sur les affaires en Afrique et au Sénégal auprès de représentants d’entreprises japonaises, non seulement lors de la Conférence des ambassadeurs, mais aussi à l’occasion de la réception organisée par l’Association pour le développement de l’Afrique et de la « Rencontre informelle avec les ambassadeurs » organisée par l’Association africaine. Je tiens à profiter de cette occasion pour remercier une nouvelle fois toutes les personnes qui m’ont consacré un peu de leur temps malgré leur emploi du temps chargé.
Il m’arrive parfois d’entendre des représentants d’entreprises japonaises en visite au Sénégal dire : « Nous nous intéressons à l’Afrique et au Sénégal, mais nous ne savons pas concrètement par où commencer. » En revanche, au cours des entretiens que j’ai menés cette fois-ci au Japon, j’ai pu constater à nouveau que de nombreuses entreprises s’intéressent au marché d’Afrique de l’Ouest, y compris le Sénégal, et explorent des pistes concrètes.
Par ailleurs, lors de ma visite à l’Université des études étrangères de Tokyo (TUFS), j’ai échangé avec des enseignants sur les études africaines et participé à une table ronde sur les perspectives d’avenir et les carrières avec des étudiants souhaitant travailler sur la scène internationale, notamment dans les domaines de la diplomatie, de la coopération internationale et au sein d’organisations internationales. En discutant avec ces jeunes, je me suis souvenu de l’époque où j’étais moi-même étudiant, ainsi que de mes débuts en tant que diplomate.
Puis, en juillet, je suis retourné à Dakar après une absence d’environ un mois.
Après avoir discuté avec de nombreux représentants d’entreprises japonaises, je ne pouvais pas me contenter de conclure qu’il s’agissait simplement d’« échanges de vues fructueux ». Dès mon retour, j’ai aussitôt ouvert des discussions avec les institutions sénégalaises en charge des investissements et de l’implantation d’entreprises, notamment le FONSIS (Fonds sénégalais d’investissement stratégique) et l’APIX (Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux).
Quelles sont les conditions nécessaires à l’implantation d’entreprises japonaises ? Dans quels secteurs existe-t-il un potentiel commercial ? Comment trouver des partenaires locaux ? Et quel type de soutien la partie sénégalaise peut-elle apporter ? Nous souhaitons échanger nos points de vue sur ces questions concrètes, transmettre à la partie sénégalaise les intérêts et les préoccupations des entreprises japonaises, tout en faisant connaître au Japon les projets et les opportunités d’investissement sénégalais.
Dans ce cadre, nous souhaitons organiser prochainement une rencontre pour permettre un dialogue direct entre les institutions sénégalaises concernées et les entreprises japonaises présentes dans la région. Si vous avez des commentaires ou des suggestions, n’hésitez pas à en faire part à l’ambassade.
Par ailleurs, la situation politique au Sénégal a considérablement évolué pendant mon séjour au Japon. Et en juillet, ces changements semblent avoir franchi une nouvelle étape.
En mai, le président a limogé le Premier ministre, puis, en juin, un nouveau gouvernement a été formé sous la direction du nouveau Premier ministre. Par la suite, M. Sonko a pris ses fonctions de président de l’Assemblée nationale. Ces deux hommes, qui formaient autrefois un tandem président-Premier ministre, sont désormais devenus des rivaux politiques, et leur opposition semble s’accentuer, comme en témoignent notamment les manœuvres autour du projet de révision constitutionnelle. De plus, avec la création d’un nouveau parti par le président, cette nouvelle donne politique a désormais franchi un point de non-retour.
Il y a à peine deux ans, lors de l’élection présidentielle, le slogan « Diomaye mooy Sonko (Diomaye, c’est Sonko ; Sonko, c’est Diomaye) » symbolisait l’union entre les deux hommes. À la lumière de l’évolution de leur relation, on ne peut s’empêcher de constater que la politique sénégalaise se trouve à un tournant majeur.
Cela dit, ce qui préoccupe le plus les citoyens, ce n’est pas tant les recompositions politique en soi que les problèmes directement liés à leur vie quotidienne : comment garantir l’emploi dans un contexte budgétaire difficile, comment maîtriser la hausse des prix, et comment améliorer l’éducation et les soins de santé ? Nous continuerons à suivre avec attention les réponses que le gouvernement et l’Assemblée nationale apporteront à ces défis dans le cadre de ce nouveau paysage politique.
Sur le plan diplomatique, des évolutions notables ont également eu lieu.
L’une d’entre elles est la candidature de l’ancien président au poste de secrétaire général des Nations unies. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement actuel n’a cessé de critiquer sévèrement la gestion budgétaire de l’administration précédente. C’est pourquoi, indépendamment de l’évaluation de sa gestion sur le plan politique national, le fait que le Sénégal ait infléchi sa position habituelle pour manifester son soutien au candidat mérite d’être souligné. Toutefois, peu après, un deuxième candidat africain s’est présenté, ce qui complexifie encore davantage la configuration autour de cette élection.
Par ailleurs, dans un contexte d’évolution de la situation régionale en Afrique de l’Ouest, il convient également de noter que le Sénégal mène une diplomatie active tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la région, notamment dans ses relations avec la Gambie, son voisin, et dans le cadre de sa présidence de la CEDEAO. Le Sénégal, qui a toujours fait de la stabilité politique et du dialogue ses atouts diplomatiques, jouera-t-il un rôle particulier dans la région ? Le Japon entend suivre de près l’évolution de la situation.
Le 23 juillet, nous avons par ailleurs organisé une réception à la résidence du japon en l’honneur des Volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV).

Le JOCV jouit d’une longue histoire dans le cadre de la coopération entre le Japon et le Sénégal ; ses membres mènent des activités de terrain dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et le développement local, tout en partageant le quotidien des Sénégalais. Nous présentons parfois ces activités sur les réseaux sociaux de l’ambassade, mais cette fois-ci, nous avons pu écouter directement les volontaires en mission nous parler de leur travail et de leur vie sur leurs lieux d’affectation respectifs.
Lorsque l’on travaille à l’ambassade, les entretiens avec les responsables gouvernementaux et les discussions sur les politiques occupent inévitablement une place centrale. Les récits des volontaires, qui vivent réellement en province et côtoient quotidiennement la population locale, nous permettent de découvrir une autre facette du Sénégal. La coopération intergouvernementale et les relations commerciales entre entreprises sont certes importantes, mais je pense que ce sont ces liens de confiance tissés entre les individus qui soutiennent à long terme les relations entre le Japon et le Sénégal.
Au cours du dernier mois, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec des représentants d’entreprises et des étudiants au Japon, puis, de retour à Dakar, avec des représentants du gouvernement sénégalais, des acteurs économiques et des volontaires actifs sur le terrain dans différentes régions. Transmettre au Sénégal les messages recueillis au Japon, et relayer au Japon ceux entendus au Sénégal. Je constate une fois de plus que ce travail de médiation, mené avec constance, constitue l’un des rôles essentiels de l’ambassade.
Nous sommes désormais en août, et la saison des pluies bat son plein à Dakar. C’est également la période des vacances d’été au Japon. Je suppose que vous êtes nombreux à rentrer temporairement au Japon ou à voyager au Sénégal, dans les pays voisins ou en Europe. Avant de partir, veuillez-vous renseigner sur la sécurité, les conditions de circulation et les risques sanitaires de votre destination. Prenez bien soin de votre sécurité et de votre santé, et passez un agréable séjour.
Je vous souhaite à toutes et à tous de passer un été sûr et enrichissant.
À bientôt, le mois prochain.
Ambassadeur du Japon au Sénégal
AKAMATSU Takeshi
2 Contribution – M. KIMIJIMA Takashi, Expert de la JICA dans le domaine de l’agriculture, Président et Directeur Représentant de RECS International Inc. –
Tambacounda est une ville de province située à environ 400 km à l'est-sud-est de Dakar. Depuis 2022, je m’y suis installé pour travailler en tant qu’expert dans le cadre d’un projet de coopération technique visant à promouvoir la riziculture pluviale (dépendante des précipitations) dans les cinq départements du sud-est et de la région de la Casamance. Je vous propose de découvrir ici Tambacounda et la vie quotidienne sur place.
Au Sénégal, Tambacounda est synonyme de « région chaude ». De fin mars à juin, le climat est sec et les journées à plus de 40 °C se succèdent. Bien que notre bureau soit équipé de la climatisation, à cette période de l’année, dès l’après-midi, la chaleur extérieure pénètre à l’intérieur par les murs et les fenêtres, de sorte que même lorsque la climatisation fonctionne, toute la pièce finit par se réchauffer. Cette chaleur avoisinant les 40 °C persiste jusque tard dans la nuit. De plus, à cette période, les robinets ne fournissent que de l’eau chaude.
D’autre part, Tambacounda est traversée par trois routes nationales, ce qui en fait un carrefour routier majeur. En particulier, la route nationale n°1, qui relie Dakar au Mali voisin, constitue une artère logistique essentielle ; chaque jour, des camions-citernes et des poids lourds y circulent pour transporter du carburant et des matériaux de construction. Cette route revêt également une grande importance pour les habitants de Tambacounda : outre les voitures, les bus, les taxis et les motos, elle est empruntée par des calèches et des charrettes tirées par des ânes. Le spectacle de ces gros camions chargés à ras bord croisant de petites calèches donne l’impression que deux mondes parallèles se côtoient.

Le long de la route nationale, on trouve de nombreux commerces, stations-service, hôtels et restaurants, mais aussi des lieux de rassemblement pour les conducteurs de motos-taxis, des étals de fruits au bord de la route, des parkings pour poids lourds longue distance et des ateliers de réparation de pneus ; toutefois, dès que l’on s’enfonce un peu dans les ruelles, on découvre des quartiers résidentiels et des lotissements qui s’étendent à perte de vue. De nombreuses maisons ont été construites dans ces lotissements au cours des quatre dernières années. On perçoit ainsi la rapidité avec laquelle la ville se développe. De plus, des champs s’étendent aux alentours.
En semaine, je parcours régulièrement les cinq départements de la région concernée afin d’inspecter la croissance des rizières et les travaux agricoles, et de conseiller les agents de vulgarisation et les agriculteurs si nécessaire. Je me déplace en voiture ; la distance parcourue s’élève à environ 1 500 km en deux semaines, ce qui est assez éprouvant, mais le week-end, je retourne à Tambacounda, où se trouve mon bureau, pour me reposer. Le week-end, je me promène souvent dans les champs. Entre les parcelles, des petits sentiers (chemins agricoles) empruntés par les charrettes, le bétail et les agriculteurs sillonnent le paysage. Là, je peux observer la croissance des cultures, croiser des troupeaux de vaches en pâturage, des volées de pintades sauvages, des oiseaux rares à la recherche d’un lieu où passer la nuit, et admirer le soleil se coucher à l’horizon. Il m'arrive aussi de croiser des agriculteurs ou des groupes de jeunes qui travaillent aux champs. Comme il n’y a pratiquement jamais d’étrangers qui se promènent dans ces endroits, il m’arrive souvent d'être interpellé par simple curiosité : « D’où venez-vous ? », « Où allez-vous ? », « Montez sur la charrette, je vous emmène jusqu’à votre destination. » Ces promenades le long des chemins agricoles, source de nouvelles découvertes et de rencontres, sont pour moi indispensables pour rester en bonne santé et me changer les idées.


○ Lancement du projet CRAFT financé par le Gouvernement du Japon auprès du PAM pour l’exercice 2025
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01972.html
〇Projection du film japonais « Shodo Girls!! » et atelier de calligraphie
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01976.html
〇Ouverture des inscriptions pour le JLPT
https://www.sn.emb-japan.go.jp/itpr_ja/11_000001_01974.html
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○Liens de l’Ambassade du Japon
Site web( https://www.sn.emb-japan.go.jp/itprtop_ja/index.html )
X ( https://twitter.com/JapanEmbSenegal )
Facebook ( https://www.facebook.com/profile.php?id=100078921276471 )
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○Publication:Ambassade du Japon au Sénégal
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